LES DIDASCALIES (CORPS DES DESCRIPTIONS, PARAGRAPHE ACTION): LES IMAGES ET LES SONS

  • CARACTÉRISTIQUES
  • Forme canonique

    Ce que vous êtes en train de lire est formaté suivant les règles de style de l'élément « didascalies » : un simple texte justifié à gauche (mais pas à droite), et sans alinéa.

    Chaque paragraphe est séparé du précédent par une ligne vide.

  • Mise en page
    Les didascalies occupent toute la largeur de la page, de marge à marge.

    Pour améliorer la lisibilité, mettez deux espaces après les points !

    Un titre de scène et un paragraphe didascalies sont séparés par une ligne vide (ou un interligne équivalent), ainsi que deux paragraphes didascalies. Ceux-ci n'auront chacun pas plus de cinq ou six lignes : les lecteurs ont horreur des pavés.

    Attention aux veuves et aux orphelines ! (Veuve : dernière ligne d'un paragraphe rejetée seule à la page suivante ; orpheline : première ligne d'un paragraphe apparaissant seule à la dernière ligne de la page précédente).
  • ENRICHISSEMENTS TYPOGRAPHIQUES
  • Attirer l'attention
    Peut-on utiliser l'italique, les caractères gras, le souligné pour attirer l'attention du lecteur ?

    Pas d'artifice ! Si néanmoins cela était nécessaire (mais qu'est-ce qui rendrait nécessaire leur utilisation ? — posez-vous la question, la rédaction devrait être suffisante), contentez-vous du souligné. Et avec la plus extrême parcimonie.
  • Les noms de personnage
    Les noms de personnages sont écrit en capitales à leur première apparition, et à leur première apparition seulement ; ensuite, seule la première lettre est en majuscule. C'est un moyen élégant d'introduire un personnage tout en signalant qu'il fait à ce moment son entrée dans l'histoire.

    Si par hasard, dans un script correctement formaté, vous ne vous souvenez pas d'un protagoniste dont le nom, pourtant, n'est pas en capitales, c'est que vous n'avez pas lu le scénario avec toute l'attention requise.

    On ne confondra pas toutefois l'introduction du nom pour le lecteur avec le fait de porter ce même nom à la connaissance des spectateurs.
  • Les sons
    Tout comme pour les personnages, on peut utiliser, parfois, les majuscules pour certains sons — c'est-à-dire pour ceux que le lecteur ne pourra imaginer parce qu'ils ne sont pas logiques avec les événements. Par exemple : « ... et dans le lointain retentit soudain une énorme EXPLOSION ». Cette explosion n’étant pas attendue, le mot en majuscule permet de renforcer son impact sur le lecteur qui ne peut, bien sûr, rien entendre.
  • UTILISATION
  • À quoi ça sert ?
    À tout !

    À tout ce qui deviendra image, ce qui sera dans l'image. Ce Corps des descriptions (autre appellation pour didascalies) porte bien son nom. On y trouve aussi bien la description des décors, des accessoires, des personnages, des costumes, des véhicules (etc.) que l'indication des actions et réactions des protagonistes.
  • Que doit-on décrire ?
    Les didascalies doivent faire voir le film au lecteur.

    Le grand problème est de transcrire ce qui sera vu de manière concomitante avec un outil (l'écrit) qui, strictement linéaire, ne peut donner les éléments de l'image que les uns après les autres.

    C’est tout l’art de la rédaction.